Oaxaca

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Oaxaca, ma ville référence.

Aujourd’hui encore, quand je ferme les yeux et qu’à la lumière de mes souvenirs je parcours à nouveau les rues d’Oaxaca, un sentiment de douceur me remplit instantanément. Moi, l’adorateur des contrées inhabitées, l’amoureux des forêts, le fanatique des déserts, je n’avais aucun mal, en parcourant cette ville, à supporter la présence constante et rapprochée de mes contemporains. Mieux, j’éprouvais même de la volupté à sillonner le grand marché couvert Benito Juarez, ainsi que toutes les rues aux alentours ; là même où les marchands ambulants colonisaient une grande partie des trottoirs et de la chaussée. Que se passait-il ? Était-ce cette chromo-thérapie propre au Mexique qui agissait comme un baume discret et pacifiait mon cerveau ? Était-ce cette langueur, cette patience qui accompagnait chaque Mexicain et qui faisait ressembler les mouvements de foule à de gentils manèges bienveillants ? Était-ce encore ce fractionnement mathématique et quadrangulaire d’un centre ville sans bâtiments de plus de 2 étages qui me soulageait de cette oppression que me procure habituellement le rangement vertical de l’être humain ?
Quoi qu’il en soit je devais avoir trouvé ce qu’au Mexique l’on nomme le «sitio», l’endroit où l’on se sent bien. Avec ce concept, il n’est nul besoin de devoir tout rationalisé, le sitio étant une sorte d’affinité élective entre un homme et un emplacement précis de la planête Terre ; une conviction animiste héritée des croyances précolombiennes et donc durablement installé. Et moi, l’animisme, en bon occidental post moderne, ça me parle plus que la foi catholique, que voulez vous faire ma bonne dame ?

Avez vous vu Monte Alban ?

Le site archéologique de Monte Albàn se trouve à quelques kilomètres seulement du centre ville d’Oaxaca, au sommet d’une montagne arrasée surplombant la ville. Beaucoup de taxi bus font le trajet depuis le centre jusqu’aux portes de l’ancienne cité pré-colombienne.
Les archéologues nous disent que les lieux furent occupés continuellement de 500 avJC jusqu’au VII° siécle. Abandonnés à cette date pour être réinvestis au XII° siécle jusqu’à l’arrivée des conquistadors. On dit que les murs ont des oreilles, pour les scientifiques je dirais qu’elles ont plutôt une langue.
Outre le panorama, le visiteur lambda apréciera de pouvoir arpenter cette spectaculaire cité sans devoir jouer des coudes comme sur d’autres sites plus fréquentés du Yucatàn (qui a dit Chichen Itzà ?), de prendre son temps, de pouvoir monter sur les édifices, de faire fonctionner son imaginaire, bref de profiter du site à sa guise.

Prochaine histoire : Playa Azul, la plage oubliée

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