La Noche de los muertos

Parcourez les photos du Mexique en cliquant sur les liens ci-dessous.

Chihuahua-Creel | El Chepe-El Fuerte | Morelia-Patzcuaro | JanitzioLa noche de los Muertos | Oaxaca | Playa Azul | San Cristobal de las Casas | Palenque | Chichen Itza-Tulum

Ou retournez à la carte du Mexique.

Tzintzuntzan, La noche de los muertos

Célébré dans tout le Mexique du 31 octobre au 2 novembre, el dia de los muertos est une célébration dont l’origine est multiculturelle. Les différents rites qui accompagnent les 3 jours de fêtes mélangent des rituels précolombiens aux rituels catholiques. Un syncrétisme de plus donc, le Mexique n’en est pas avare. Pendant 3 jours et 2 nuits les Mexicains honorent leurs disparus dans la couleur, le sucre, l’alcool et les fleurs. Les cimetières se remplissent, les tombes sont l’objet de la plus grande attention. Ajoutons même que depuis quelques années, les codes vestimentaires d’Halloween ont rejoint la célébration ancestrale et complète l’étrangeté de l’OVNI festif.

Le Mexique et la mort

« Mythe et mort sont les deux M qui couronnent tous les autres et sont eux–mêmes couronnés par le nom du Mexique » écrivait Carlos Fuentes.

Le culte des défunts et par extension de la mort elle même, est indissociable de la vie mexicaine. Cela pourrait sonner comme une évidence : la mort indissociable de la vie ; force est de constater que les coutumes de l’occident d’aujourd’hui lui réserve un accueil plutôt… froid. Comme nous avons repoussé les cimetières hors de nos villes, nous tentons de chasser la mort de nos esprits, de nos représentations, presque de nos calendriers, et ce n’est pas la trop sucrée Halloween qui changera la donne.
La célébration Mexicaine de la mort prend pourtant ses origines à la fois dans les cultes précolombiens mais aussi dans le catholicisme du XVe siècle. La vieille Europe n’était alors pas aussi frileuse à agiter les spectres. Les vanités d’hier, ces tableaux représentant des crânes et censés rappeler aux hommes le caractère transitoire de la vie, des richesses et du pouvoir, sont, en partie, les ancêtres des calaveras et de la Catrina.

Le Mexicain cependant va au delà de la déférence vis à vis de l’inexorabilité de la mort. Il danse, se maquille en squelette, boit un verre avec elle, les enfants mangent des petits crânes en sucre, bref, il joue avec comme un vieil ami que l’on est heureux de voir quelques jours par an. Philippe Ariès, historien Français le synthétise très bien : « [c’est] un sentiment très ancien et très durable, et très massif, de familiarité avec la mort, sans peur ni désespoir, à mi-chemin entre résignation passive et la confiance mystique…»

Prochaine page, Oaxaca et Monte Alban

Chihuahua-Creel | El Chepe-El Fuerte | Morelia-Patzcuaro | JanitzioLa noche de los Muertos | Oaxaca | Playa Azul | San Cristobal de las Casas | Palenque | Chichen Itza-Tulum

Ou retournez à la carte du Mexique.